Ecole italienne de la première partie du XIXe siècle Atelier d'Antonio Canova

Danseuse avec les mains sur les hanches ou Erato, muse de la Danse amoureuse et Danseuse avec le doigt sur le menton

Marbre blanc

Hauteur : 140 cm (55,12 in.)

Provenance : Collection du baron François Empain, son hôtel, rue Zinner à Bruxelles ; Puis par descendance ; Collection particulière, Belgique

Estimation : 100.000 / 200.000 €

Prix au marteau :

Littérature en rapport :

Mélomane et grand amateur de danse contemporaine, Canova traite le sujet éminemment sculptural de la danse tout au long de sa carrière. En 1802, au sommet de sa renommée internationale, le maître vénitien se voit commander par Joséphine de Beauharnais une statue pour orner sa demeure de la Malmaison. Livrée en 1812, ‘La Danseuse avec les mains sur les hanches’ est présentée au Salon et obtient un immense succès.
Après la mort de Joséphine en 1815, la sculpture est vendue à l’empereur de Russie (elle est aujourd’hui conservée au musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg).
En 1809 Canova répond à une autre commande traitant du ballet, ‘La Danseuse le doigt au menton’ pour le banquier Domenico Manzoni di Forli. Le marbre, de même proportion que la Danseuse de l’Ermitage, est livré au financier en 1814 (conservé à Rome, à la Galleria Nazionale d’Arte Antica). Canova exécute jusqu’à sa mort différentes versions de ces deux sculptures qui apparaissent en paire dans les plus belles collections dès le XIXe siècle.
On connaît bien les pratiques d’atelier du sculpteur et si ses assistants sont nombreux, l’artiste est d’une grande méticulosité et exécute parfois en grande partie lui-même les nouvelles versions de ses œuvres à succès. Une seconde version de la Danseuse de Joséphine de Beauharnais, aujourd’hui conservée au musée des Beaux-Arts du Canada à Montréal, est ainsi, formellement, en grande partie autographe.
Nos deux danseuses, qui semblent vouloir descendre de leurs importants piédestaux pour exécuter un pas de danse, sont d’une facture particulièrement habile. L’artiste qui  » immortalisa la beauté  » a pris soin dans les versions autographes de travailler le marbre de différentes façons pour s’approcher au plus près de la texture naturelle des carnations, des textiles ou encore des fleurs. Ici les drapés aux plis serrés dont on discerne la trame semblent comme mouillés et viennent épouser avec une discrète sensualité les courbes des Muses de la Danse ; là, les chairs sont veloutées et le polissage du marbre rend vibrantes les carnations. Rien n’est laissé au hasard et chaque fleur est détaillée avec autant de précision que les doigts enserrant les tuniques ou les pieds légers et aériens.

 

 

La vente initialement prévue le 25 mars 2020 est reportée à une date ultérieure conformément aux recommandations gouvernementales et pour soutenir les efforts pour contrôler l’épidémie du Covid-19.

16 juin 2020 Artcurial Hôtel Dassault - 7 Rond-Point des Champs Elysées
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