École BOURGUIGNONNE de la fin du XVème siècle
Sainte Barbe
Fort-relief en pierre calcaire
Manques, accidents et restaurations
H. 98 cm
Provenance : Acquis par une famille de Semur-en-Auxois vers 1880, par descendances.
Estimate : 12.000 / 15.000 €
Hammer Price :
N° de lot : 94
Related literature :- H. David, De Sluter à Sambin. I. La fin du Moyen âge ; II. La Renaissance, Paris, Ernest Leroux, 1933 ;
- Canton de Pouilly-en-Auxois, Côte-d'Or. Statues, XIIIe au XVIIe siècle, cat. exp. Dijon, Musée beaux-arts, 1969, Dijon, Musée des beaux-arts, Palais des Ducs de Bourgogne, 1969 ;
- Sculptures XVIe-XVIIe-XVIIIe siècles des cantons de Pouilly-en-Auxois, Saint-Seine-l'Abbaye, et Sombernon (Côte-d'Or), cat. exp. Dijon, Musée de Dijon - palais des ducs de Bourgogne, 1970, Dijon, Musée de Dijon, 1970 ;
- La sculpture bourguignonne en Auxois et en Autunois à la fin du XVe siècle, cat. exp. Dijon, Musée des beaux-arts, 1974, Dijon, Musée de Dijon, 1974 ;
- P. Quarré et L. Hilber, La Sculpture en Bourgogne à la fin du moyen âge, Fribourg Paris, Office du Livre Vilo, 1978 ;
- J. Baudoin, La sculpture flamboyante en Bourgogne et Franche-Comté, Nonette, Créer, 1996 ;
- P-Y. Le Pogam et Sophie Jugie, La sculpture gothique : 1140-1430, Vanves, Hazan, 2020.
- Canton de Pouilly-en-Auxois, Côte-d'Or. Statues, XIIIe au XVIIe siècle, cat. exp. Dijon, Musée beaux-arts, 1969, Dijon, Musée des beaux-arts, Palais des Ducs de Bourgogne, 1969 ;
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- P-Y. Le Pogam et Sophie Jugie, La sculpture gothique : 1140-1430, Vanves, Hazan, 2020.
Œuvres en rapport :
-France, Bourgogne, sainte Barbe, pierre calcaire, H.100 cm, Paris , musée du Louvre, n°inv. RFR 9 ;
-Attribué à Antoine le Moiturier ( ca 1425 – ca 1497), sainte Barbe, fort relief , H.152 cm, Autun, n°inv. M.L.1299 ;
-Bourgogne, seconde moitié du XVe siècle, sainte Barbe, pierre calcaire,H.87 cm, Pouilly-en-Auxois ;
– Bourgogne, XVIème siècle, sainte Barbe, pierre calcaire, Moutiers-Saint-Jean.
Cette sculpture en pierre calcaire représente sainte Barbe, une des saintes les plus populaires et les plus honorées de la fin de l’époque médiévale. Debout, vêtue élégamment et offrant à voir un beau visage menu et ovale au front dégagé, le regard lointain et la bouche boudeuse, elle tient haut, la maquette d’une tour, son attribut traditionnel. Selon l’hagiographie conventionnelle, son père le gouverneur de Nicomédie l’a enfermée dans une tour pour avoir refusé un mariage et surtout pour s’être convertie à la religion chrétienne. Cette tour reprend fidèlement les éléments traditionnels de l’architecture défensive gothique. La valeur impénétrable de l’édifice est accentuée par la présence d’un encorbellement en mâchicoulis supportant le sommet de la tour orné d’un pinacle. Cette architecture militaire souligne l’enfermement de la sainte et renvoie symboliquement à son vœu de chasteté. Ses luxueux vêtements à la mode de la fin du XVe siècle composés d’un surcot à bandes d’orfroi, d’un manteau ouvert dont le pan recouvrant l’avant -gauche vient savamment animer le devant de la robe et d’une haute toque (ou couronne ?) richement ornée de pierreries l’inscrivent dans le corpus des figures de la sainte exécuté dans la sphère bourguignonne à cette période. Marquée clairement par la recherche de réalisme, la simplification des formes et l’expression sereine et rêveuse de la statuaire de l’École bourguignonne, elle se rapproche des saintes Barbe conservées dans l’église saint-Jean-Baptiste de Vic-sous-Thil, du musée du Louvre, ou encore de celle attribuée à Antoine le Moiturier exposée à Autun. Les yeux en amandes, le petit menton pointu, la bouche boudeuse et les mèches de cheveux en accroche-cœur entourant le visage témoignent particulièrement de l’influence de ce tailleur d’image avignonnais installé à Dijon en 1465 qui acheva les célèbres tombeaux des duc et duchesse de Bourgogne Jean sans Peur et Marguerite de Bavière.

