Lucienne Gillet-Duval
L’Adoration des Petits Bergers
Groupe en plâtre, 1910
Quelques petits accidents et manques, empoussièrement et salissures
On y joint une sellette basse de sculpteur en bois, H. 55 cm
H. 75, L. 93, P. 60 cm
Atelier de l’artiste à Voutenay-sur-Cure ; puis par succession ; resté dans la propriété après la vente de la maison en 1979 ; puis collection particulière.
Estimate : 5.000 / 6.000 €
Hammer Price : Préemption du musée Camille Claudel (Nogent-sur-Seine)
N° de lot : 5
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Exposition : Salon de la Société nationale des beaux-arts de 1910 sous le n°1823.
Ce grand groupe en plâtre met en scène une mère et trois enfants entourant un nouveau-né dans une composition intime d’une grande tendresse. Sa datation en 1910 coïncide avec deux naissances survenues dans le cercle familial très proche de l’artiste : celle de sa nièce Christine Lambert (1909), fille de sa sœur Henriette, et celle de sa propre fille, Marie Alice Duval, née en 1910, quelques mois seulement après son mariage. L’hypothèse d’une genèse autobiographique de cette scène de maternité, à mi-chemin entre sujet pastoral religieux et portrait de famille déguisé, est cohérente avec la manière dont Gillet a toujours puisé ses sujets dans son entourage immédiat, ainsi qu’avec la datation. En 1910, année où elle met au monde son premier enfant et achève ce groupe rendant hommage à la maternité et à la famille, Lucienne est domiciliée à Saumur, très probablement chez sa sœur et son beau-frère Georges Lambert, banquier dans la même ville. L’œuvre retient l’attention de plusieurs chroniqueurs du Salon de 1910. La Gazette de France salue « un aimable groupe de Mme Gillet-Duval, l’Adoration des petits Bergers ». Le Figaro du 14 avril 1910 la cite parmi « les figurines » remarquables du Salon, aux côtés de Mme de Frumerie ; L’Autorité de la même date précise : « … on verra encore l’Adoration des Bergers de Madame Lucienne Gillet-Duval, les cigales de Mme de Frumerie… » C’est aussi cette même année que sa carrière est officiellement validée. Le journal Le Temps du 7 juin 1910 annonce son élection au titre d’associée de la Société nationale des beaux-arts, aux côtés de Léon-Ernest Drivier, Raphaël Schwartz, Yvonne Serruys, Paul Vannier, Ernest Friedrich Wield, Robert Wlérick et Libero Andreotti — une promotion collective qui situe Gillet

