Ecole Française, vers 1869

La mort d’Alphonse de Lamartine (1790-1869)

Esquisse en terre cuite originale
Signée d'un monogramme "USL" et daté "1869"

H. 20 cm

Ancienne collection Level

Estimation : 2.000 / 3.000 €

Prix au marteau :

Littérature en rapport :Antoinette Lenormand-Romain, Mémoire de marbre, La sculpture funéraire en France 1804-1914, Agence culturelle de Paris, 1995. Pages 229, 230, 231.

Le célèbre poète s’éteint à Paris en 1869 dans une relative indifférence, il est enterré dans l’intimité au Château de Saint Point. Il faut attendre 1873 et le concours ouvert par la ville de Mâcon pour voir célébrer, par un monument, la mémoire du grand homme de lettres. Notre intéressante esquisse en terre cuite, datée de l’année de la mort de Lamartine ne reprend pas les codes des monuments commémoratifs. Elle est plutôt empreinte du langage romantique de l’art funéraire de l’époque et plus particulièrement du portrait mortuaire, un genre traditionnel remis au goût du jour par Ary Scheffer et son portrait de Géricault ou encore par Triquetti et son magnifique buste du duc d’Orléans. De plus, le portrait s’inscrit ici dans une composition qui mêle romantisme et patriotisme, le personnage féminin qui enlace le célèbre défunt symbolisant la France recueillie et reconnaissante.

 

Nous n’avons pas pu identifier l’auteur de cette touchante esquisse malgré la présence d’un monogramme. Toutefois, on doit au sculpteur Adam-Salomon (1818-1881) un groupe intitulé Lamartine veillé par le Génie des méditations, reproduit dans le Journal illustré du 11 novembre 1875 ; le groupe aujourd’hui non localisé présente une composition et une idée très proches de notre terre cuite.

17 décembre 2020 Pierre Bergé et Associés
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