Joseph Bernard (1866-1931)

Danse des roses

Bronze à patine brune
Signé J. Bernard
Porte le cachet CIRE PERDUE A.A HEBRARD et le numéro 6

H. 35 cm

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Estimation : 25.000 / 30.000 €

Prix au marteau :

N° de lot : 54

Littérature en rapport :René Jullian, Jean Bernard, Lucien Stoenesco, Pascale Grémont Gervaise, Joseph Bernard, Saint-Rémy-lès-Chevreuse, Fondation de Couvertin, 1989, modèle répertorié sous le n°78, p. 282 ; Joseph Bernard, 1866-1931, cat. exp. Lisbonne, Fondation Calouste Gulbenkian, 1992, modèle répertorié sous le n°6, p. 98 ; Ss. dir Alice Massé et Sylvie Carlier, Joseph Bernard (1866-1931), de Pierre et de Volupté, catalogue de l’exposition tenue au musée Paul Dinni de Villefranche-sur-Saône 18 oct- 21 fev.2021 et à la Piscine-musée d’Art et d’indusrie André-Diligent de Roubaix du 20 mars au 20 juin 2021, éd. Snoeck, Gand, 2020, pp. 211-241.
‘Tout le style, si personnel et significatif de Joseph Bernard est dans ce fait primordial : que l’artiste voit le mouvement, qu’il en éprouve l’eurythmie et qu’il en traduit la libre cadence, en dehors des canons académiques’ (Marcel Pays, article dans Le radical,
20 avril 1913, p. 4.)

Cette ronde de trois danseuses dénudées aux silhouettes longilignes témoigne de la prédilection du sculpteur viennois (Isère) Joseph Bernard pour le thème de la danse. Il explore intensément ce sujet, dont la frise de la Danse, taillée directement dans le marbre, est la pièce maîtresse (conservée à Paris, musée d’Orsay, n°inv.RF.3514) entre 1905 et 1927. Il réalise aussi un certain nombre de petites figures associées en groupes, travaillant, dans la période précédant la Première Guerre Mondiale, à l’association harmonieuse entre la pluralité des gestes et l’unité du groupe. Ici l’artiste a composé un groupe en reprenant pour chacune des trois figures le même modèle déclinant trois mouvements consécutifs. Les attitudes des danseuses – sur la pointe des pieds, le dos cambré, les bras formant un pont se rejoignant au sommet et tenant conjointement un bouquet de roses – sont mises en valeur par le matériau choisi par l’artiste : le bronze offre une souplesse structurelle soulignant la vibrance et la grâce des anatomies.
Notre groupe intitulé Danse des roses a été édité par le célèbre éditeur et fondeur Adrien-Aurélien Hébrard, qui passe un contrat avec l’artiste dès 1908 pour s’occuper de la commercialisation d’un ensemble de sculptures de petites dimensions. Si le modèle en plâtre semble avoir été créé en 1905, le premier bronze est présenté au Salon d’Automne de 1912. Le nombre d’exemplaires tirés par Hébrard est inconnu, mais l’auteur du catalogue raisonné datant de 1989 indiquait ‘qu’à sa connaissance’ il en existait au moins cinq tirages. Notre exemplaire porte le n°6.

02 décembre 2021 Crait Müller Hôtel Drouot, salle 15
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