Michel Anguier (1612-1686)

Amphitrite tranquille

Bronze à patine brune nuancée de rouge
(Usures à la patine)

H. 38 cm

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Estimation : 15.000 / 20.000 €

Prix au marteau :

Littérature en rapport :- Geneviève Bresc-Bautier, « Bronzes français, de la renaissance au siècle des lumières », Catalogue de l’exposition du musée du Louvre, Musée du Louvre édition et Somogy, édition d’art, Paris, 2008.

Lot 113

 

Œuvres en rapport : 

Pour la grande version :

-Michel Anguier, Amphitrite tranquille, bronze, H : 53 cm, Paris, musée du Louvre, département des objets d’art, (inv.OA.11897)

Pour la petite version :

-Michel Anguier, Amphitrite tranquille, bronze, H : 37 cm, Dresde, Grünes Gewölbe, (inv.IX.62)

 

Selon son biographe, Guillet de Saint-Georges, en 1652 Michel Anguier est occupé « aux modèles de six figures, chacune de dix-huit pouces quoi ont été jetées en bronze et représentent (…) une Amphitrite tranquille (…) ces figures sont aujourd’hui à M. Montarsis, joaillier du roi ». De cette célèbre série des dieux et des déesses, notre Amphitrite tranquille est la plus connue et, du vivant même d’Anguier, la plus appréciée des collectionneurs. C’est sans doute le sujet aussi désirable que « Botticelien » ainsi que le calme et la douceur émanant de son visage qui lui valurent ce grand succès. Le beau classicisme de la pose, inspiré de l’antique, et l’élégance des détails tel que l’eau qui s’écoule de la terrasse ou le homard délicatement posé dans la main de la déesse collent, de fait, parfaitement au goût de l’époque. Contrairement à la logique et à l’usage, c’est de la petite statuette en bronze que dérivent les deux grands modèles en marbre, l’un autographe commandé à l’artiste par Nicolas Fouquet, l’autre, de la main de Nicolas Massé en 1680, pour Versailles (Louvre, inv.MR1753). En bronze, différentes versions, dans différentes dimensions nous sont connues. Notre exemplaire fait partie du corpus dit des « petites versions » et s’inscrit dans la série des plus aboutis en termes de qualité de fonte et de ciselure. On peut le dater des années 1700 et, s’il a vraisemblablement et comme souvent, été repatiné au XIXème siècle, les usures laissent entrevoir une belle patine d’origine, plus claire et plus nuancée.

06 mars 2021 Hôtel des Ventes Victor Hugo 122, avenue Victor Hugo - 21000 Dijon
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