Une œuvre charnière d’Aristide Maillol
Gazette Drouot n° 23
Vendredi 12 juin 2026
Succès au moment de sa création, sa Baigneuse debout était saluée par les enchères. Le bronze le plus regardé était cette Baigneuse debout, deuxième version d’Aristide Maillol, qui séduisait à 51 394 €.
Elle marque un tournant dans l’œuvre du sculpteur, inaugurant sa collaboration avec le marchand et éditeur d’art Ambroise Vollard, faisant suite au succès de la première exposition personnelle de l’artiste dans sa galerie, en 1902. Deux contrats – établis cette année-là puis en 1905 – autorisent Vollard à tirer en bronze 22 sculptures de Maillol. Le galeriste fera appel au fondeur Florentin Godard pour la quasi-totalité de ses éditions, entre 1907 et 1937. La Baigneuse debout a connu une première version en bois, acquise vers 1900 par la princesse Hélène Bibesco (1855-1902), pianiste roumaine et mécène de Maillol. Son deuxième modèle s’en distingue par une variante du bras droit et de la tête. Huit exemplaires en sont répertoriés en collections publiques, en France, en Allemagne, en Russie et aux États-Unis. Deux autres sculpteurs se plaçaient ex æquo à 15 418 € pour leurs bronzes : Marcel Bodart (1916-1997), grâce à son Grand hippopotame (26 x 60 x 18 cm) fondu par Deroyaume, et Charles Cordier (1827-1905) avec son portrait en buste de Mauresque d’Alger chantant (h. 46 cm), dont le modèle a été créé vers 1859. Due à la collaboration de Pierre-Auguste Renoir (1841-1919) et de Richard Guino (1890-1973), la Petite Vénus (60,5 x 31,7 x 22 cm – Voir Gazette n° 21, page 75), n’était pas adjugée.
MARDI 2, SALLE 6 – HÔTEL DROUOT. CRAIT + MÜLLER OVV. CABINETS TURBAT ET AUFFRET, LACROIX – JEANNEST, M. VOUTAY
