Sur un air d’épinette
Gazette Drouot n°1
Vendredi 09 janvier 2026
Ce noble instrument à usage domestique faisait revivre le raffinement de la Renaissance italienne.
Les attentes étaient confirmées pour cette épinette de table du XVIe siècle (voir Gazette n° 44, page 42), qui sortait de son coffret de protection – caractéristique de sa facture italienne – pour se faire entendre à 78 000 €. De son clavier de quarante-cinq notes, à abattant supportant un lutrin pliant afin de lire partitions et psaumes tout en en jouant, il accompagnait les chants dans une famille de haut rang. De style Renaissance et formant pendant, deux nymphes monumentales (h. 153 et 159 cm) en bronze fon- dues en France au XXe siècle séduisaient par leur sensualité déco- rative, qui les portait jusqu’à 62 400 €. Moyennant 23 400 €, elles étaient éclairées par un lustre à six lumières (80 x 53 cm environ) et une paire d’appliques à deux bras (29 x 28 x 25 cm), le tout signé par Ferdinand Barbedienne (1810-1892) à la fin du XIXe siècle. En bronze doré et émaux polychromes, cet ensemble historiciste présente un décor ajouré de rosaces et de feuillages stylisés dans le goût Renaissance. Place à une autre technique décorative avec l’écaille piquée d’or et incrustée de nacre gravée, un savoir-faire napolitain illustré par un plateau chantourné (16,5 x 25 cm) et une coupe (3,5 x 13,5 x 7 cm) réalisés vers 1740 et emportés pour 21 450 €. Attribué à Giuseppe Sarao (actif autour de 1735), le pre- mier présente un décor chinoisant figurant un dignitaire – proba- blement l’empereur lui-même – en promenade. La seconde, ayant pu être initialement couverte, est ornée au modèle.
MERCREDI 17 DÉCEMBRE, SALLE 1 – HÔTEL DROUOT. ADER OVV. MM. RENARD, DAYOT, CABINET LACROIX-JEANNEST.
