LA PALME DU SUCCÈS POUR SAINTE BARBE

Entraînée par deux beaux morceaux de sculpture bourguignonne, cette vacation voyait aussi un riche cabinet anversois du XVIIe siècle, en écaille et ébène, changer de murs.

Sainte Barbe était la protectrice du jour, ou plutôt son effigie sculptée en volume dans la pierre calcaire : cet exemple parfait des productions de l’école bourguignonne de la fin du XVe siècle était donc adjugé 29 240 €. Étudiée dans la Gazette n° 3 (page 22), la vierge et martyre, patronne des mineurs et des pompiers, doublait donc son estimation haute en raison de la qualité de son travail, placé sous l’influence évidente d’un des plus grands praticiens de cette école : Antoine Le Moiturier. À ses côtés, une autre figure : un Priant à genoux, lui aussi de l’école bourguignonne, et de la seconde moitié du XVe siècle. Une sculpture expressive en pierre calcaire pour laquelle on offrait 7 680 €. Provenant d’un hôtel particulier de Semur-en-Auxois, le personnage, en plein recueillement (h. 81 cm), rappelle que ces portraits en oraison ont connu un grand succès à la cour de Bourgogne à cette époque, comme l’illustre, entre autres – dans le domaine de la peinture – l’iconique panneau de la Vierge à l’Enfant au chancelier Rolin par Jan Van Eyck, vers 1434 (musée du Louvre). Plus récent, puisque datant de la seconde moitié du XVIIe siècle, un cabinet en placage d’ébène, d’écaille rouge et de gomme-laque, fabriqué à Anvers, se faisait aussi désirer pour 12 800 €. Le caisson ouvrant à douze tiroirs et deux vantaux sur onze tiroirs, repose sur un piétement en bois noirci du XIXe siècle (153 x 107 x 40 cm).

SEMUR-EN-AUXOIS, SAMEDI 31 JANVIER. DAGUERRE OVV. CABINET LACROIX – JEANNEST.

École bourguignonne de la fin du XVe siècle, Sainte Barbe, fort relief en pierre calcaire, H. 98 cm. Adjugé : 29 240 €

12 février 2026