Gilbert Poillerat se forge un beau succès
Gazette Drouot n°26
Vendredi 3 juillet 2026
Au modèle d’un exemplaire exposé au début des années 1950, son lit de repos était ardemment disputé.
Demeuré dans une même collection pendant très longtemps, trônant dans le salon familial, où il était utilisé comme canapé, ce lit de repos de Gilbert Poillerat faisait sensation à 72 490 € – sur une estimation haute de 10 000. Astrid de Benoist, commissaire-priseur associée, souligne la rareté et le très bel état de conservation de ce meuble au joli dessin. Un modèle similaire a été exposé au Salon des artistes décorateurs de 1953. Après avoir fait ses armes plusieurs années (1921-1928) dans l’atelier de ferron- nerie décorative d’Edgar Brandt, Poillerat a commencé à se faire un nom à la fin des années 1920 au sein de l’entreprise de construction Baudet, Donon et Roussel, et s’est mis à son compte après avoir été nommé pro- fesseur à l’École nationale supérieure des arts décoratifs en 1946. Collabo- rant avec les plus célèbres ensembliers art déco, omniprésent dans les manifestations nationales et internationales, il a marqué les esprits par ses créations monumentales répondant à des commandes publiques, et conçu meubles et luminaires pour de riches particuliers, son style devenant néo- classique après-guerre. Façonné dans le bronze doré et argenté, le buste d’une Jeune femme fellah en costume de harem (h. 44 cm), dû à Charles Cordier (1827-1905) et daté de 1866 (voir Gazette n° 24, page 65), était remarqué à 23 724 €. Nouveau changement de matières avec l’or d’un poudrier (7 x 6,6 cm) de Van Cleef & Arpels, encadré par deux lignes de saphirs et emporté pour 10 375 €.
MERCREDI 24 JUIN, SALLE 10 – HÔTEL DROUOT. LIBERT & ASSOCIÉS OVV. CABINETS MARCILHAC, LACROIX – JEANNEST, MM. EMERIC & STEPHEN PORTIER.
